Dans un monde d'illusion a été créé le Firefly Mansion, pour corps et âmes perdues.
 

Une plante pas comme les autres | Ft. Valborg
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Luna Walker
avatar
Messages : 30
Date d'inscription : 05/05/2018
Localisation : Sous ton lit

Ce qu'il faut savoir
Race: Ange Déchu
Rune: Sagesse ᚻ
Poste: /
Revenir en haut Aller en bas
Une plante pas comme les autres | Ft. Valborg

Une plante pas comme les autres

Si tôt, tu étais sur ton bureau en train d’écrire un mot. Une poésie matinale, en hommage à ta nuit cauchemardesque. Le passé avait resurgi sous forme de rêve, naïve, tu y avais cru, puis tu avais pleuré telle une gamine. Triste vie, toi qui étais si heureuse avait tout perdu à cause de l’amour. Tu en étais venu à te questionner pendant tant d’années, remettre tout en cause, même tes plus grandes valeurs. Tu avais arrêté d’être la parole de Dieu, lui qui t’avait trahi, qui t’avait menti, qui se vendait comme créateur, alors que c’était un être aussi imparfait que les autres. Tu soufflais, le pouvoir pouvait aveugler n’importe qui, même les plus sages.

Une femme brisée, un esprit égaré
Tu cherches la vérité, dans cette réalité
Et seule au fond du noir, tu gardes espoir,
Du moins jusqu'à ce soir...

Une vie, semblable au paradis,
N’est devenue qu’un enfer rempli d’hystérie.
Car, Celui qui t’as chérie, t’as une nouvelle fois trahi.
Et c’est donc avec le sourire, que tu vas périr,
Dans le désespoir qu’est la vie.


C’était ce que tu avais inscrit sur ton carnet, écrire était parfois la meilleure solution pour récupérer son sourire. Du moins, toi, ça t’aidait et parfois même tu les chantais, quand l’envie te prenais. Tu te levais de ta chaise, te déplaçant avec grâce, pour éteindre la lumière de la chambre. D’un pas lourd, tu ouvrais les volets, laissant les premiers rayons du soleil irradiait la pièce. Tu jetais un coup d’œil à l’extérieur, quel spectacle magnifique, le ciel était semblable à des vagues colorées, éclairer par la boule ocre qui leur indiquait le chemin.

Tu t’étirais, avant de te contraindre à t’habiller. Tu ouvrais l’armoire qui se situait à ta droite, tu avais peu de vêtements, alors tu optais pour du basique, une jupe accompagnée d’un haut blanc. Ça faisait totalement l’affaire, puis tu n’avais pas à t’inquiéter sur la température, on était au printemps. Tu te mettais à sourire, à quoi bon être triste, tu n’avais pas le temps pour ça. Tu ouvrais la fenêtre, avant de te pencher pour observer le beau paysage. C’était magique, si seulement tu pouvais stopper le temps pour rester ici éternellement. Cela dit, tu le pouvais presque, même si c’était du gâchis de l’utiliser pour un intérêt aussi personnel.

Les yeux clos, tu te laissais tomber dans le vide. Tu te retournais, dos au sol, laissant les cieux admirer ton beau visage. À trois mètres de la chute, tu déployais tes ailes angéliques, pour un atterrissage en douceur. Ça en était devenu un réflexe, puis à cette heure tu pouvais te permettre, peu de gens étaient si matinal. Tu te retrouvais dans le jardin, entouré par une multitude de fleurs, quel bonheur. Tu t’accroupissais, cueillant un coquelicot pour le mettre dans tes cheveux flavescents. Dommage, qu’il ne pouvait pas voir ça, t’admirer et te combler d’amour. C’était sûr que de là où il était, il te trouvait magnifique.

Tu tapais sur tes joues, non, ce n’était pas le moment de tourner au négatif. D’une allure soutenue, tu faisais un rapide tour des jardins. Tu te demandais qui avait le courage d’entretenir une si grande surface, ça devait être un homme admirable. Tu n’avais même pas vu, une seule mauvaise herbe et le mariage des couleurs était parfait. C’était de l’art, du moins pour toi, ça en était. Car même avec des connaissances, peu de gens pouvait se vanter d’avoir créé un endroit extraordinaire. Tu espérais qu’un jour, tu le croiserais pour lui dire ton ressenti sur son œuvre.

Mais, alors que tu marchais, tu discernais une plante qui différait de toutes les autres. Tu t’approchais, curieuse, quel pouvait donc être cette espèce. C’était une fois que tu arrivais à proximité de l’être, que tu rendais compte que ce n’était pas tout simplement un végétal, mais une personne. Tu prenais un air confus, te voilà dans de beaux draps. Tu détournais le regard, frottant l’arrière de ton crâne avec ta main droite, avant de t’exprimer d’une voix penaude.

« Bonjour, excusez-moi d’avoir brisé votre tranquillité. Je pensais que vous étiez une plante de loin et comme je n’en avais jamais vu de si belle, je me suis approchée pour mieux voir. Et après vous connaissez la suite. »

Tu t’enfonçais, pourquoi avais-tu dit ça, tu allais la vexer. Tu dessinais un sourire gêné, plissant les yeux, avant de reprendre.

« Sinon, moi c’est Luna, ça ne fait pas longtemps que je suis ici, donc je ne connais pas encore tout de ce monde. Vous pourrez peut-être m’éclairer ? »


©LUNITY




Voir le profil de l'utilisateur
Une plante pas comme les autres | Ft. Valborg
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Firefly Mansion :: firefly mansion :: Abords Illusoires :: Jardins-
Alliés