Dans un monde d'illusion a été créé le Firefly Mansion, pour corps et âmes perdues.
 

Le fruit du hasard | Ft. Montauk-110
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Luna Walker
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Le fruit du hasard | Ft. Montauk-110

Le fruit du hasard

Ça faisait si longtemps que le monde ne t’avait pas souri. Tu étais là, seule, à attendre que le temps passe, guettant la fenêtre à la recherche de réponse. La pluie te déprimait, l’être que tu chérissais te manquait, tu avais l’impression de vivre dans le noir. Il y avait parfois cette lueur tard le soir, une étincelle qui te donnait encore espoir, mais ça ne donnait rien, ça ne menait à rien. Tu restais face à ton lit, accompagnant le ciel dans ses sanglots. Pourquoi vivais-tu encore, quelle en était la raison. Tu n’étais qu’une personne parmi tant d’autre, qui n’apportais rien à ce monde. Tu étais différente, il y avait bien sûr de bon côté à cela, mais actuellement tu ne voyais que le négatif. Personne ne pouvait te comprendre, ou peu de gens qui ne pouvaient pas toujours être là quand tu avais besoin.

D’où te venait ce sentiment, celui de vouloir mourir chaque jour un peu plus. Tu fonctionnais peut-être comme une fleur. Tu avais connu des beaux jours et maintenant, tu fanais, ta vie ne ressemblait plus à rien, elle était vide de sens et même tes proches semblaient cesser de t’observer. Tu n’étais plus qu’un problème à leurs yeux, juste une ratée, un fardeau qu’ils devaient porter parmi tant d’autres. Alors pourquoi tenais-tu tant à rester en vie ? Avais-tu encore quelque chose qui te retenais dans ce monde ? Sûrement, mais pendant ce temps, tu luttais contre ces pensées négatives et insupportables.

Tu lorgnais le paysage grisâtre, soufflant longuement. Tu te décidais enfin à te lever, tout en étirant lentement. Toujours en pyjama, tu prenais le temps de bien verrouiller la porte, avant de traverser le couloir principal. Tu empruntais le passage menant sur le toit, fixant le sol crasseux. Une fois sur la toiture, tu te laissais tomber, tu aimais cette sensation de chuter. Puis tu déployais tes ailes, planant au-dessus des jardins illusoires. C’était sûrement le seul endroit, ou les éléments ne changeaient pas de teinte.

Les yeux clos, tu te laissais emporter par la brise du vent. Tu subissais la tristesse des cieux, trempée jusqu’au pied. Tes cheveux normalement si bien coiffés, étaient tout ébouriffés. Les vêtements que tu portais étaient devenus insignifiants, pour ne pas dire transparent. Mais tu n’en tenais pas compte, bien trop occupé à écouter la mélodie qu’avait créé la pluie. Les arbres, les feuilles étaient devenues des instruments, les gouttes d’eau, un rythme qui menait la symphonie. Il ne manquait plus qu’une chanteuse, pour suivre le flot.

Je connais bien,
Les méchants qui vivent dans mon lit.
Ils me supplient de les écrire.
Ainsi, ils ne mourront pas quand je serai morte.

Et je suis maintenant familière,
Avec les méchants qui vivent dans ma tête.
Ils me supplient de les écrire.
Ainsi, je ne mourrai pas quand je serai morte.


Tu laissais tes larmes se mêler au paysage. Quel triste spectacle, toi qui t’attendais à un miracle, chanté n’avait fait qu’empirer ta condition. Tu te posais sur le sol, avant de marcher en direction du manoir. Pour la première fois, tu t’aventurais dans le bar-à-fée. Un endroit où beaucoup de personnes aimaient se décontracter. Ça pouvait peut-être t’aider. Quand tu arrivais la pièce, tu écarquillais les yeux en voyant un homme. Tu semblais le connaître, mais tu ne savais pas réellement qui s’était. Tu t’approchais le pas lourd, tu voulais savoir.

Cependant ta tenue avait vite eu raison de toi, le peu de monde présent dans la pièce avait les yeux rivés sur toi et ton corps presque entièrement apparent. Tu rougissais, gêné, mais continuais à avancer vers le grand homme.

« Je te sers quoi ma jolie ? »

Le barman avait proposé ça au pire moment, tu ne savais même pas ce que tu voulais boire. Par panique, tu répondais.

« Euh… Je vais prendre un thé vert s’il vous plaît ! »

Tu lui adressais un sourire forcé, tu n’étais normalement pas timide, mais dans le contexte, c’était un peu compliqué. Une fois à proximité de l’homme aux lunettes de soleil, tu lui tirais la manche, pour attirer son attention, avant de lui chuchoter quelques mots.

« Bonjour… J’ai l’impression de vous connaître, mais je n’arrive pas à me souvenir. Je peux vous demander votre nom ? Personnellement, le mien c’est Luna et je viens tout juste d'arriver ici ! »



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Dernière édition par Luna Walker le Sam 19 Mai - 16:50, édité 1 fois


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Re: Le fruit du hasard | Ft. Montauk-110
Mon manque d'information concernant cet endroit était assez désappointant. Aucune possibilité de me repérer via les satellites, probablement due à une interférence locale. Pourtant la bâtisse ne semblait ni abandonnée ni doté d'une forme de technologie m'entravant.

L'information, c'est le pouvoir. Et autant dire que là, je n'en ai aucun. D'après ce que j'ai déjà pu apprendre pendant mes quelques semaines de trajets, le meilleur endroit pour apprendre sur les lieux est le café ou bar local. Ce qu'on appelait ici le Bar-à-Fée correspondait à ce que je cherchais.

Je pris quand même la liberté de faire une cartographie du manoir pendant que je m'y rendais. Impossible de me perdre comme ça, à moins d'une nouvelle interférence incongrue. Je devais en savoir plus sur ça également. Mais cela m'importait tout de même moins que mon but premier. C'est juste... Embêtant de ne pas savoir pourquoi quelque chose ne fonctionne pas.

La pluie tambourinait sur les carreaux qui semblaient si vétustes. Presque prêts à voler en éclat à la moindre bourrasque un peu trop brutale. L'endroit était tout en longueur. Le barman saurait surement m'en dire plus. D'après google, c'est à eux qu'il faut parler en premier si l'on veut des informations.

Je commençais à siroter un café sans goût pour moi, plus utile comme perte d'argent et éventuellement comme carburant que réelle boisson nécessaire. Je reste un androïde après tout. Heureusement que je suis le pinacle de la technologie humaine. Quitte à boire, j'aurais préférer un verre d'huile. Mais l'expérience m'a déjà démontré que c'était trop étrange à demander.

On me regardait déjà de base à cause de mes lunettes que je gardais constamment. Mon ingénieur ne m'avait pas fait d'yeux sur un modèle humain, sa seule folie. Mais comme ils semblaient effrayant, j'ai juger que les lunettes sont une meilleure option. D'autant que justifiable par une sensibilité oculaire, bien qu'inexistante chez moi.

Une jeune femme trempée entra. Plus notable que les autres inconnus ici. Elle avait un pas décidé, au bruit qu'elle faisait en s'approchant du bar. Probablement plus blanche que moi, blonde, mais surtout trempée. Et ailée. Et accessoirement peu vêtue. Pas que ça me pose un quelconque problème, je ne peux pas ressentir de désir de toute façon. Mais statistiquement, l'humain a également démontré sa bestialité dans des situations similaires. Bien qu'en publique comme actuellement, elle ne semblait pas courir un réel danger. De toute manière la Première Loi m'oblige à agir si jamais.

Cependant, je me questionnais sur la nature de ses ailes, et tout en les analysant et découvrant qu'elles ne sont pas factices, je me demandais si les Lois de la Robotique s'appliquaient aussi à elle. De toute évidence, elle n'était pas 100% humaine. Mais alors quoi ? Une hybride ? Une créature mythologique ? Je dois avouer qu'internet était plutôt d'accord pour dire que de tels choses n'existaient pas, alors je m'étais basé sur ce constat. Mais force est de constater qu'il y a au strict minimum des exceptions, sinon une complète fausseté.

Je retournais à mon café tout en gardant l'oreille attentive à ce qu'il se passait. Interception effectuer par le barman. Un thé vert. Chimiquement parlant, c'est un choix moins intéressant pour moi. Passons.

Ce qui m'arrêta, c'est ma manche tirée. Elle me parla doucement. Assez pour être qualifiés de chuchotis.

« Bonjour… J’ai l’impression de vous connaître, mais je n’arrive pas à me souvenir. Je peux vous demander votre nom ? Personnellement, le mien c’est Luna et je viens tout juste d'arriver ici ! »

Son sourire ne semblait pas naturel. Paradoxal, vu que mon analyse détaillée de son visage le rend comme tout à fait charmant et chaleureux. Une étrange impression, peut-être une seconde affectation de mes programmes ? Décidément, il faudrait que j'enquête sur ça également.

Je lui rendais un sourire que j'estimais équivalent en lui tendant la main.

« Bonjour ! Je dois vous avouer que ni les traits de votre visage, ni le timbre de votre voix ne me disent quoi que ce soit. Ni vos ailes d'ailleurs... Cependant, ravi de faire votre connaissance chère Luna, je suis Montauk, pour vous servir. Nouvelle ici, je vois. Moi de même, je ne saurais dire depuis quand exactement...»

Sa peau semblait douce. Dommage que je ne puisse ressentir cela également. Je l'invitais à s'asseoir à mes cotés pour continuer à discuter. Je ne savais décidément pas ce qu'elle me voulait.
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Luna Walker
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Re: Le fruit du hasard | Ft. Montauk-110

Le fruit du hasard

Son sourire te rassurait, t’apaisais, tu venais même à en oublier ta condition. Il ne tardait pas à te tendre la main, comme par courtoisie. Tu répondais à son geste, plissant légèrement les paupières. Le chauve t’adressait ensuite la parole, passant en revue les détails. Tu le lui disais rien ? Mais toi il te disait quelque chose, sa présence t’était comme familière… Tu écarquillais les yeux quand il faisait un commentaire sur tes ailes, tu ne les avais donc pas rangés, qu’elle idiote. Tu gonflais tes joues, détournant le regard. Montauk… Montauk c’était son nom, mais oui Montauk ! C’était le génie en informatique. Un sourire enfantin se dessinait sur ton visage, c’était surement la création dont il t’avait parlé la dernière fois. Quel hasard, c’était improbable de le croisé ici.

« Je suis moi-même ravie de faire votre connaissance Montauk ! »

Tu venais t’asseoir à l’endroit qu’il t’avait indiqué, collant ton épaule à la sienne, les pommettes rosées. Le voir ici te rassurait quelque part et puis il était gentil, il avait bien évolué. Tu dirigeais tes iris étoilés vers ses lunettes de soleil, avant de poursuivre la discussion de la voix enjouée.

« Je pense qu’on peut se tutoyer, puis j’ai quelque chose à te dire. Je pense avoir compris qui tu es, enfin peut-être que je me trompe mais… »

Tu approchais ta bouche de son oreille, pour poursuivre en chuchotant.

« Tu es un androïde créé par l’une de mes connaissances. Je suis tellement heureuse de te voir là, mais comment tu as fait pour te retrouver si loin de la terre ? Tu n’avais pas un GPS pour te dire ou aller ? »

Tu t’écartais de lui, prenant un air interrogateur. Normalement, le scientifique t’avait ordonné d’approcher sa création seulement si celle-ci tournait du mauvais côté, mais là c’était un peu tard pour revenir en arrière. Tu soufflais, encore une promesse brisée, tu étais pathétique.

L’ironie, c’était que tu avais rencontré de la même façon son concepteur, comme ça, dans un bar. Tu l’avais trouvé intéressant et passionné par son travail. C’était quelqu’un d’admirable, qui avait une si grande culture, si seulement il était dans cet univers, il pourrait percer ses secrets plus rapidement que toi. Tu plaçais ton coude sur le comptoir, avant de commencer à boire ton thé.

« Aie… »

Tu t’étais brûlé, c’était ça de vaguer dans ses pensers. Tu entendais des personnes ricaner derrière toi, finalement, ce n’était pas si différent des bars normaux . Blessé, tu leur adressais un regard noir, te retenant de ne pas quitter la pièce. Tu prenais la main de Montauk, la serrant fort.

« Ah oui d’ailleurs… À propos de mes ailes, car tu ne dois pas comprendre malgré toutes tes connaissances. Je suis un ange, ou plus précisément un ange déchu… Oui, ça existe bel et bien. Il y a beaucoup de personnes étranges dans ce monde, donc fait attention à toi. »


Tu grimaçais, relâchant ton emprise. Tu te frottais légèrement les cheveux, avant de reprendre sur ton émotionnel.

« Je voulais savoir… Tu as des nouvelles de ton concepteur, il va toujours aussi bien ? »

C’était un homme dont tu n’avais jamais perdu foi, même quand tu étais au plus bas, il ne s’était pas servi de toi. Au contraire, il avait discuté avec toi et tu avais appris normalement. C’était plutôt un point positif pour une personne curieuse comme toi.

« Il t’avait donné quoi comme ordre le professeur ? Enfin si tu as le droit de répondre. »


Le créateur ne t’avait jamais donné de réponse claire sur ce point. Pourquoi créait-il des machines ? Dans quel but ? Juste pour l’avancée technologique ? Non ça ne lui ressemblait pas.

Clink

Un verre venait de se briser. Tu posais ton regard sur la personne qui avait provoqué le vacarme. Mais un deuxième verre venait s’éclater à quelques centimètres de toi. Que leur arrivaient-ils ? Un conflit commençait entre deux hommes. Tu lorgnais Montauk avec des yeux chats, comme pour lui demander quoi faire, perdue.


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