Dans un monde d'illusion a été créé le Firefly Mansion, pour corps et âmes perdues.
 

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Facination, tentation et hésitation... [PV Nonanga, Arthur Esekiel]

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Ven 13 Juil - 21:48


Depuis quelques temps, Nonanga avait retrouvé sa joie de vivre.
Evidemment, le jeune loup-garou avait toujours savouré chaque instant, non pas comme le dernier, mais comme le plus exceptionnel de toute sa vie. Dans son comportement habituel, rien ne changeait. Égal à lui-même, il ne pouvait que sourire devant les personnes qu’il croisait. Il s’y attachait toujours autant, n’apprenant guère de ses erreurs, et entreprenait de ne plus les quitter. Mais ce n’était pas une façon d’agir acceptable pour tout le monde. Si bien, que le louveteau égaré continuait de se sentir abandonné. Ce manque permanent était si ancré en lui, qu’il ne pouvait en prendre conscience. Ce n’était ni nouveau, ni choquant, puisque cela avait toujours été présent. Et pourtant, sans même s’en rendre compte, le jeune homme perdait de jour en jour son éclat.
Mais alors ce Manoir n’avait-il pas été le signal d’un nouveau départ, de quelque chose qui devrait l’aider ?

Depuis quelques temps, le loup-garou s’était fait un ami.
Un ami étonnamment silencieux ; le plus discret de tous. Mais ce grand gamin se plaisait énormément à tenter d’en découvrir toujours davantage sur cet homme mystérieux.
Premièrement, il avait déjà réussi à lui arracher un sourire. Puis, en le titillant un peu, Nonanga avait pu apprendre à connaître la voix du vampire. Mais d’ailleurs, comment avait-il découvert la nature de son compagnon ? C’était un jour où le plus jeune avait tant insisté auprès de son camarade pour qu’il daigne lui répondre. Arthur avait alors ouvert la bouche, mais avant même qu’il ne pût prononcer un mot, Nono l’en avait empêché par l’exclamation :

- Mais tu as des dents énormes !

Peut-être avait-il frôlé la mort, ce jour-là. Mais jamais il ne le sut.

Toujours était-il, que le temps passa après leur première rencontre. Et comme chaque jour, le jeune loup-garou cherchait son copain qu’il pensait déjà de toujours. Il chercha dans le grand salon : pas de trace de lui. Sans doute alors, était-il allé fumer devant la porte d’entrée du Manoir : pas ici non plus. En regardant l’heure, le petit homme se dit que le vampire était certainement encore dans sa chambre ; il cogna une, deux, trois fois contre la porte : pas de réponse.

Mais alors qu’il parcourait tout le Manoir, Nonanga désespérait presque. Il était sûrement en train de le rater à chaque endroit. Peut-être même de quelques secondes seulement ; comme c’était idiot ! Le loup-garou était surpris ; s’il avait pensé que son ami avait autant la bougeotte ! Il ne le connaissait pas encore, mais il semblait toujours si posé, si calme.
Cependant cette petite partie de cache-cache quotidienne l’amusait, quelque part. Il finissait toujours par gagner.



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pendu
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Sam 14 Juil - 16:25



Mais qu'il me fiche la paix, bon dieu!

Voilà plusieurs jours qu'Arthur se surprend à devoir se glisser dans la peau d'un agent secret. Et pourquoi? Pour esquiver un énergumène pot de colle qui pue le chien mouillé! Ce foutu sac à puces se donne du mal pour l'emmerder. Ou pour précipiter sa mort, au choix. Ce sourire niais gravé sur son visage candide. Sa façon de toujours parler fort, de s'exclamer a la moindre chose. Sa voix insupportable. Cette manie de bouger un peu trop dans tout les sens, et d'agir comme si tout lui était permis. Ses pas pressés. Cette habitude de piétiner le sol comme un pachyderme. Tout est agaçant chez lui. Absolument tout. C'est à peine si le vampire pouvait sortir de sa chambre sans que le gamin ne le repère. Il a un détecteur dans le crâne, ce n'est pas possible autrement...?

La première fois, le perturbateur avait pleuré, peiné à cause d'un mensonge. Arthur pensait l'éviter mais, la seconde fois il fut harcelé jusqu'à ce qu'il se présente au moins vaguement. Entendre son prénom à la place d'un "hey toi" ou "monsieur" était étrangement plus supportable. Enfin, si seulement la curiosité n'avait poussé Nonanga à lui faire dévoiler ses crocs, ce dernier n'aurait jamais pu deviner qu'il n'était pas humain. Il n'avait pas été effrayé. Soit parce qu'il s'imaginait encore un tas de choses farfelues... soit était-ce encore son penchant suicidaire? Le vampire avait manqué de lui tordre le cou à plusieurs reprises. Afin de ne pas le recroiser une quatrième fois, qui aurait été de trop, il s'était mit à faire preuve d'une grande prudence. Longer les murs, tendre un peu plus l'oreille pour l'entendre et quitter les lieux avant que ce fichu clébard n'arrive pour le repérer. Ne plus fumer à une heure fixe et varier un peu plus lorsqu'il a besoin de sortir de sa chambre. Et malheureusement, sortir de sa chambre, il devait le faire un peu plus. D'une part, pour éviter d'entendre un poing s'abattre lourdement contre sa porte jusqu'à son ouverture. Et de l'autre... sa nervosité, il valait mieux qu'il aille l'évacuer en mangeant un truc ou en fumant. Afin d'éviter un quelconque meurtre. A cause d'un fichu ch.. loup, qui a la ferme intention de le coller encore pour longtemps. Ni les sarcasmes, ni les menaces, ni une apparence monstrueuse n'avait rebuté ce poursuivant.

C'est pathétique...

C'était d'autant plus rageant de savoir qu'il ne pouvait pas réellement l'en empêcher. Une fois que Nonanga s'est encré un objectif dans le crâne il ne le lâche pas. Par ailleurs, en cette splendide soirée, il avait eut la bonne idée de l'attendre devant sa chambre, justement. En conséquence, Arthur avait passé l'après midi dans la bibliothèque, dans un coin d'ombre. Il en avait profité pour se dégoter un livre différent de celui qu'il avait déjà maintes fois relu. Le vampire s'était dit qu'en retournant à l'étage tardivement, le bonhomme serait parti.

Que nenni! Ca aurait été trop simple, encore une fois. Il se trouvait encore devant la porte, roulé à moitié en boule, a même le sol. Arthur se pinçait l'arrête du nez, puis prenait une grande inspiration tandis qu'il posait un pied sur le crâne du brun, en prenant soin d'appuyer de plus en plus fort, sans exagérer, au début:

- Ca suffit. Déguerpi, maintenant!




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Lun 16 Juil - 21:37

Epuisé par l’attente, Nonanga avait fini par s’endormir au pas de la porte de celui qu’il avait cherché toute la journée. Une seule phrase avait suffi à le réveiller ; ou plutôt une seule voix, puisqu'il n'avait rien discerné de ce qu'elle disait. En une seconde à peine, le jeune homme rouvrit les yeux, pour constater qu’un pied s’appuyait de plus en plus contre sa tête. Le petit loup grimaça devant la lumière soudaine, encore tout endormi. Il avait mal à une oreille, mais c’était sans doute parce que le vampire l’écrasait de son pied. C’est pourquoi Nono n’attendit pas davantage avant de se plaindre :

- Aïe, mais pourquoi tu m’écrases la tête ? Ça fait mal !

Il n’avait alors pas compris que la réponse était dans sa question : l’objectif se voulait douloureux. En riant, le petit homme entreprit de retirer ce pied qui l’oppressait malgré tout. Et ce n’est qu’en se redressant, qu’il put s’étirer comme il le souhaitait. Tous ses muscles se détendaient alors que son visage se déformait toujours, à la manière de s’il cherchait à chasser une quelconque puce. Mais ce n’est que lorsqu’il eut repris ses esprits, que le plus jeune d’entre les deux prit la parole afin d’avouer :

- Eh, je t’ai attendu toute la journée, tu sais ? Mais je t’ai pas trouvé… T’as gagné le jeu !

Le loup-garou réfléchissait à un cadeau de récompense qu’il pourrait offrir à son partenaire d’amusement qui avait l’air bien plus coriace qu’en apparence. Et pour cela, il pensait à ce qui lui faisait plaisir. C’est alors que celui que l’on appelait Nono passa en revue tous ses loisirs, à commencer par un bon repas, en passant par tous les jeux qui lui plaisaient. Finalement, il opta pour l’un de ces objets mous dont il se servait pour se faire les dents. Et pour cause, il se disait que ce type de présent pourrait lui plaire, étant donnée l’ampleur de ses dents.

Et voilà, maintenant il avait hâte. Le jeune homme impatient que Nonanga était, ne voulait plus attendre pour offrir son cadeau à son nouvel ami. D’un autre côté, il avait l’intuition que s’il le laissait de nouveau s’enfuir, Arthur ne lui ouvrirait plus sa porte. Alors, il fixa simplement d’en bas, son interlocuteur, souriant.



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Mar 17 Juil - 14:07



Comme l'asticot qui gisait devant sa porte se redressait un peu, Arthur avait ôté son pied de sur son crâne. Son regard sévère se planta dans celui enjoué, de Nonanga. Ce dernier prenait encore ça pour un jeu. Toute une symphonie se mit alors à se jouer dans l'esprit du vampire. Elle se déroula rapidement, mais néanmoins en trois temps.

D'abord, ignorant ce que son poursuivant pouvait trouver de tellement intéressant chez lui pour persister à ce point, il soupirait, las.

Je vais l'étrangler, c'est pas possible? J'ai envie d'en faire une guirlande que j'exposerais à la vue de tous dans le salon, tient. Là au moins il servirait à quelque chose. Il m'énerve. Tout m'énerve chez lui. S'il y a bien quelque chose que j'exècre, c'est le sourire d'un imbécile heureux qui fait comme si tout allait bien, alors que je me tue à faire en sorte de l'éloigner. Je le repousse constamment. Je l'insulte, je l'écrase sous ma semelle, et voilà qu'il recommence! J'en ai assez, de le voir. J'en ai assez de l'entendre. J'en ai assez de sentir cette puanteur de chien mouillé. Ce sac à puce finira bien par me lâcher, non? Non, bien sûr. Il m'en veux au point de m'ennuyer sans se soucier d'être blessé, où est-ce que c'est réellement involontaire? Je n'en peu plus. Je n'en peu plus, de ces rires, de sa façon de tout voir au travers d'un filtre rose bonbon. Je n'en peu plus de devoir chercher des moyens improbable pour lui échapper. Il est pire qu'un nuisible! Pire qu'une tique accrochée à mon dos. Pire qu'une puce, à revenir inlassablement pour me coller à la peau, pour me pomper le peu de patience et de force qu'il me reste. Quand va-t-il finir par abandonner..?

- Tu empiètes sur mon espace vital.

Ensuite, exaspéré, il se pinçait l'arrête du nez, ne sachant quoi faire pour se débarrasser de l'individu.

Que je choisisse d'en finir une bonne fois pour toute, ou que je le laisse en vie. Que je décide de l'ignorer ou de lui répondre. Que je décide de me montrer insultant ou que je fasse preuve d'un peu plus de respect. Que je le laisse me trouver ou que je disparaisse sans ne lui laisser une chance de m'apercevoir. Il revient. Constamment. Que suis-je censé faire, merde!

Pour finir, il le bousculait sur le côté pour ouvrir sa chambre, avant de s'y engouffrer pour claquer la porte derrière lui. Tenté de rouvrir pour lui jeter un objet quelconque au visage, ou n'importe quelle babiole que le gamin pourrait attraper à l'autre bout du couloir afin de le tenir éloigné, Arthur se ravisa. Il jetait le bouquin sur son vieux bureau, se laissait choir sur son lit. C'est presque s'il aurait entendu gratter à la porte. Il enfouit donc sa tête sous un oreiller, agacé.

"Eh, je t’ai attendu toute la journée, tu sais ? Mais je t’ai pas trouvé… T’as gagné le jeu !" A-t-il dit. Toute la journée. Un jeu. Comment est-ce que ça tourne dans sa tête, au juste? Le vampire jetait son oreiller contre la porte, puis se relevait soudainement. Une idée lui vint à l'esprit. Elle n'était sans doute pas excellente mais ce serait une solution provisoire? Si Nonanga s'est encré dans le crâne qu'il fallait lui coller aux basques quoiqu'il arrive, autant définir des règles? Arthur alla donc ouvrir, finalement. A peine sorti de l'encadrement de la porte, il croisa les bras, son air sérieux toujours gravé sur le visage.

- Comme j'ai gagné voilà ce que je te propose: le soir, je t'accorde une heure de mon temps, mais le reste de la journée, tu me fout la paix et tu restes à distance. C'est clair?

Lui même avait du mal à y croire, mais, si ça lui permettait de retrouver sa routine, au moins en partie, ce serait un début..? Arthur le voyait difficilement refuser et ne lui laisserais plus le choix de toute façon.




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